Le blog de Mensa IDF

Le Blog nouveau est arrivé !

Le voici enfin… flambant neuf et prêt au service ! Alors allez-y ! Avec votre login et mot de passe de la partie membre, vous pouvez vous connecter comme auteur et donner libre cours à votre immagination… dans le respect des 10 commandements… de l’A Propos.
Eric 

Comment faire avec ce que nous sommes ?

Dans Le guide pour les gens intelligents qui ne se trouvent pas doués, Béatrice Millêtre parle-t-elle de nous sans nous nommer ? Qu’importe, puisqu’elle aide les gens, ceux qui utilisent en priorité le cerveau droit, à avancer dans la vie. Grâce à son ouvrage, ces gens intelligents, dubitatifs quant à leurs talents, pourront enfin tirer parti de leur différence. 
Ainsi, il suffit de lire puis d’aller se distraire et Monsieur Cerveau s’occupe de l’ordonnancement des données… A notre retour, nous en saurons autant que ceux qui se sont épuisés à rester assis à leur table de travail ! 
Toujours d’après cette neuro-psychologue, restons à rêvasser en début de devoir sur table tandis que les cerveaux gauches se jettent sur leur stylo. Notre cerveau se charge de ranger toutes nos idées-feu d’artifice. 
Et osons nous lancer sans plan préalable, contrairement aux autres. Notre copie sera aussi claire que si nous avions un raisonnement séquentiel, comme la plupart des terriens. 
Bref, « libérer votre potentiel », chers totipotents et bonne route.  
Catherine L.   
Edition Payot, 175 pages, prix: 15 euros. Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, spécialiste en sciences cognitives est psychothérapeute à Paris.

Pourquoi donc suis-je venu m’inscrire à Mensa ?

Tu veux la vraie vérité ? C’est moche…

Pff longue et triste histoire. Vous êtes vraiment sur de vouloir l’entendre ? Prenez un tempo blues en Si bémol, un bon vieux grillon africain exilé dans un champ de coton… Voilà l’ambiance est là.

En fait j’étais mal dans ma vie.

Depuis ma plus tendre enfance, mes parents avaient repéré que je comprenais différemment des autres : plus vite pour des choses abstraites, plus difficilement dès qu’il s’agissait de concret (peinture, écriture, gymnastique…) Sur une recommandation d’une tante, mes parents voulaient me faire sauter une classe : le CM2, tout d’abord, mais sans test ce fut reffusé tout net, puis la 5ième… Après avoir été testé en 6ième (tache de Rorschach, dessin d’un arbre, très peu de logique, un seul exercice verbal…) la psy a dit à mes parents « il est « normal » donc pas de saut de classe»…

Pourtant je tenais des discours de haut vol avec des adultes, je savais me fondre dans un environnement verbal facilement… Ce qui m’a desservi considérablement à l’école, car j’étais monomaniaque d’un choix restreint. Sujets particuliers : physique et informatique, électronique, astronomie, aviation et religion. Tout le reste, qui faisait les choux gras des enfants autours de moi (chanteurs, groupes de rock, puis plus tard politique et fleurettes…) ne faisait que rebondir sur moi sans jamais y rester.

J’étais une singularité. Du coup je me suis aigri. (ca n’a rien arrangé évidement).

Elevé très fleur bleue dans une famille dotée de traditions chevaleresques, j’ai fini par épouser la première sourde qui m’est tombée sous la main tellement j’avais peur de finir seul dans un univers incompréhensible de relations humaines.

Je vous avais dit que c’était triste, non ?

Et alors j’ai divorcé. Mon psy m’a dit « allez vous faire opérer des pieds, car vous me les cassez ». Dont acte, un kyste essentiel (un évidement) dans le calcanéum (talon) aussitôt vu, aussitôt rebouché, et hop j’ai repris la vie au bond. (Fort le psy hein ? il a « su » que j’avais mal au pied alors que personne ne l’avait jamais décelé depuis ma naissance !!!) Le docteur Rimbaud a Mantes (il est retraité je peux bien le dire maintenant !).

Et j’ai rencontré Hélène.

Elle m’a poussé à reprendre des études pour devenir ce que j’aurais du déjà être, ce qui m’a permis d’entrer dans une SSII bien cotée, puis m’a presque forcé à passer les tests (car je lui cassais aussi les pieds)…

Tel que je lui décrivais Mensa, c’était vraiment l’idéal sur terre pour un cas comme le mien ! Utiliser ses méninges vacantes en sharing pour réfléchir a plusieurs aux moyens de changer le monde… J’ai rapidement déchanté par la suite : c’est un point essentiel à travailler dans l’association (comment recruter, bon on est mauvais, mais stable, par contre comment garder les nouveaux… oullala ! ya du boulot ! Car après la réception de la plaquette vantant les buts de l’assos, ya plus rien, néant, queud, nada, vide… (intersidéral) pire que le trou noir, c’est dire si c’est troublant !).

Bref.

Et là, sortant de frais d’une autre opération (le genou) avec 50% de mes neurones grillés par l’anesthésie encore pas finie d’évacuer, j’ai tenté l’entrée à mensa…

Et j’ai été délivré définitivement.

Maintenant je sais que je suis « différent », et je n’ai plus peur de moi ni des autres. Ma vie a totalement changé : je suis reconnu (at-)testé comme les handicapés qui ont leur carte de stationnement, j‘ai le droit d’être différent et de vivre normalement : j’ai ma carte !

OUF !

Mais 35 ans de matraquage répressif de l’environnement et de colère rentrée ça ne s’efface pas en 5 minutes. J’en garde encore aujourd’hui des séquelles.

Heureusement j’ai toujours été profondément empreint de religion et c’est a cette heure ce qui j’en suis sur m’a évité le pire du pire…

Mais j’ai eu de réels amis, des vrais, ceux qui ont fait pour le petit enquiquineur que j’étais des choses que n’importe qui n’aurait pas fait. Des choses « transparentes » et qui sont imperceptible, mais que je vois maintenant comme de vrais coups de destin, qui m’ont accompagnés jusqu’à ce jour. Ces gens, je leur dois une reconnaissance éternelle. Ma femme en fait partie.

Et si « les autres » en masse ont contribué à me maintenir dans l’œuf « en gestation », elle m’a fait éclore.

Puis je suis parti. J’avais vainement épuisé toutes mes forces dans une polémique débile contre d’illustres crétins dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom, qui contrairement a moi étaient particulièrement bien placés dans l’entourage immédiat de l’équipe régnante alors, et ils m’ont fait les mêmes vacheries qu’à tous ceux qui se sont opposés a eux, avec en prime une exclusion temporaire, juste assez longue pour que je ne puisse pas aller à l’assemblée générale suivante pour laquelle j’avais bêtement promis que j’allais dénoncer pas mal d’iirégularités et agissements plus que douteux … (étonnant ce timing ne trouvez-vous pas ?).

Pourtant ce n’est pas Mensa que je n’aimais pas. Les idées véhiculées dans ses statuts étaient celles que m’avaient fait adhérer, et de fait n’ayant pas changées Mensa en tant que telle était LA bonne association pour moi…

J’avais conservé un pied dans la porte, car j’étais abonné aux Chroniques du SIG INTERlude, et HEUREUSEMENT les règlements internationaux précisent bien que les Groupements d’Intérêt Spécifique peuvent accueillir des M’s non a jour de leurs cotisations ou même des invités.

En plus des Chroniques interludiennes, j’ai lu les billets d’humeur de Vénie. A force de douceur et de prévenance, elle a fini par me convaincre que si je n’étais pas dedans, je ne pourrais rien faire pour changer les choses et que rester dehors à faire la tête n’arrangerait rein. Qu’elle avait besoin d’aide car toute seule elle n’y arriverait pas non plus, et qu’elle avait trouvé un présidentiable qui ferait un grand nettoyage, mais qu’il avait besoin de soutien…

Je me suis donc réinscrit.

Merci à Eric K. pour le travail-ménager en cours, j’espère qu’il continuera.

Merci surtout à Venie. C’est la première personne « virtuelle » (car nous ne nous sommes jamais croisés ou alors sans le savoir) qui ait eu un rôle extrêmement impactant dans ma vie. Je sais de source sûre qu’elle ne le fait pas que pour moi, et vraiment Mensa lui doit une fière chandelle. J’espère qu’un jour les membres et l’association lui montreront leur reconnaissance…

Merci aussi a ceux que je ne peux pas citer car je ne les connais pas, et qui agissent dans l’ombre et l’anonymat, pour que notre association ne se casse pas complètement la figure, pourrie par l’intérieur tout en étant attaquée par l’extérieur (journalistes) voire pire encore : par nos proches sont scandalisés des agissements qui ont eu cours … et qui nous dissuadent bien souvent de rester a Mensa ! Je ne citerai qu’un Juste pour l’exemple : Lilian. Merci a tous à travers lui. Je te déclare le porte-drapeau des soldats anonymes de Mensa dévoués, efficaces, et humains (avec ce que cela apporte de douceur et de faiblesse, mais qui n’en a pas ?).

VOILA pour QUI je suis re-rentré à Mensa. Et je souhaite que mon exemple serve a d’autres tant pour l’implication que chacun de nous doit avoir vis-à-vis des « extérieurs » que pour les extérieurs, qu’ils sachent que tout n’est pas perdu définitivement tant que des QUI comme ceux-là existeront.

A bientôt j’espère,

François-Joseph